En pleine Coupe du Monde, Bally Bagayoko, le maire LFI de Saint-Denis, a fait des vagues en affirmant que siffler l’hymne national, La Marseillaise, pourrait être considéré comme un « droit à la réplique populaire ». Dans un entretien accordé à L’Opinion, il déclare que ce geste est légitime face à ce qu’il perçoit comme des actes déshonorants de la France sur la scène internationale.
Une provocation à débat
Bagayoko, connu pour avoir retiré le portrait d’Emmanuel Macron de sa mairie, élargit sa critique à la portée symbolique de l’hymne national. Selon lui, la Marseillaise devient un vecteur de colère face aux politiques qui touchent sa communauté, notamment les jeunes issus de l’immigration qui, selon ses mots, doivent être vus dans un contexte historique plus large. Pour lui, l’hymne, censé remplir un rôle de rassemblement, se transforme en symbole de confrontation.
La polémique grandit autour de ces déclarations, qui s'inscrivent dans une démarche plus large de La France Insoumise, cherchant à remettre en question les symboles républicains perçus comme confisqués par le pouvoir en place. En effet, la loi française sanctionne toute forme d’outrage à l’hymne national, mais Bagayoko avance une lecture davantage politique qujuridique.
« Une insurrection populaire en vue »
Au-delà de la Marseillaise, le maire souligne également dans son entretien l’éventualité d’une insurrection populaire, face à une montée de l’extrême droite. Il ne cache pas ses craintes d’une victoire du Rassemblement National, évoquant des formes d’auto-organisation et de résistance politique qui pourraient voir le jour à Saint-Denis, ville ancrée au cœur des enjeux politiques français.
Élu dès le premier tour en mars dernier, Bally Bagayoko se fait ainsi une place parmi les figures marquantes de la galaxie insoumise, représentant une vision d’une « nouvelle France », là où le dialogue sur l’identité et la citoyenneté devient essentiel. Son appel à la révolte par l’hymne national traduit un environnement politique en mutation et devient le reflet d’une société qui cherche à redéfinir ses symboles.







