La situation du gouvernement espagnol est devenue plus périlleuse avec la récente condamnation de David Sánchez, frère du Premier ministre Pedro Sánchez. Ce dernier a été condamné à une interdiction d'exercer toute fonction publique pendant neuf ans après avoir été déclaré coupable de prévarication administrative. Ce jugement a également imposé une interdiction de voter pendant la même période. En revanche, il a été acquitté des accusations de trafic d'influence, un délit qui aurait pu lui offrir une peine plus sévère.
Le procès, qui a débuté fin mai et s'est poursuivi début juin, a vu David Sánchez confronté à dix autres co-prévenus. Les accusations portées à son encontre le voyaient utiliser l'influence de son frère pour se faire embaucher en tant que responsable des activités culturelles dans la province de Badajoz, une position qu'il a occupée jusqu'en début 2025. Selon France 24, le tribunal a constaté que la création de ce poste était « ni nécessaire ni urgente », agissant davantage dans l'intérêt de David que dans celui de l'administration publique.
Un jugement qui soulève des questions éthiques
Les juges ont exprimé des préoccupations majeures, notant que cette pratique compromettait la santé démocratique et favorisait la corruption. David Sánchez a toujours nié les accusations, et le parquet avait plaidé pour son acquittement. Suite à cette décision, Elma Saiz, la porte-parole du gouvernement, a exprimé l'espoir que les juridictions supérieures viendraient confirmer l'innocence de David, ce qui témoigne de la tension au sein de l'exécutif.
La famille Sánchez sous les projecteurs
Pire encore, l'entourage de Pedro Sánchez est maintenant sous le feu des critiques, avec plusieurs membres de son équipe directement impliqués dans des affaires de corruption. Santos Cerdán et l'ancien ministre des Transports, José Luis Ábalos, ont également des poursuites judiciaires pendantes. Ce dernier a récemment été condamné à 24 ans de prison, une affaire qui continue de ternir l'image du gouvernement. En parallèle, l'épouse de Pedro, Begoña Gómez, pourrait également faire face à des accusations similaires, ce qui aggrave la situation pour l'exécutif, fraichement installé. À partir de précédentes déclarations, l'ancien chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, a même été inculpé pour avoir reçu des pots-de-vin, ce qui remet en cause davantage la réputation du Parti socialiste (PSOE).







