Emmanuel Macron a dirigé mardi un hommage émouvant aux victimes et héros de l'attentat tragique du 14 Juillet sur la Promenade des Anglais à Nice. Ce moment de recueillement, pendant lequel une minute de silence a été observée en direct à l’échelle mondiale, coïncidait avec la demi-finale des Bleus au Mondial.
Ce soir funeste, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, originaire de Tunisie, a causé la mort de 86 personnes et blessé plus de 400 autres en fendant la foule avec un camion de 19 tonnes, peu après les festivités du feu d'artifice.
Sur la place Massena, symbole du carnaval hivernal niçois, des enfants de dix ans ont déposé des rameaux d'olivier sur 86 chaises bleues, chacune gravée du nom d'une victime, tandis que les noms étaient déclamés. Les victimes avaient entre deux et 79 ans, d'origines diverses, y compris une trentaine de musulmans et près de la moitié d'étrangers.
"Nous n'avons oublié aucun nom, aucun visage, aucune histoire", a déclaré M. Macron, saluant également les secours qui, dans "le chaos de la barbarie", ont fait preuve de courage et d'humanité.
L'événement a vu la participation d'anciens présidents tels que François Hollande et Nicolas Sarkozy, ainsi que de nombreux anciens ministres. Au premier rang, le prince Albert II de Monaco était présent, tout comme Marine Le Pen et Jordan Bardella, dont la présence a suscité une polémique.
Nice-Matin a critiqué ces interventions politiques, arguant que les moments de mémoire nécessitent respect et discrétion, loin des campagnes électorales. Le maire de Nice, Eric Ciotti, a quant à lui tenu un discours virulent sur l'islamisme, rappelant les horreurs qu'il a engendrées.
Les associations représentant les victimes ont exprimé leur besoin de justice et de guérison, parlant de l'importance de ne pas oublier ceux qui ont été perdus. "La résilience n'est pas l'oubli", a souligné Patrick Prigent, président de Life for Nice. Les victimes et leurs proches continuent de revendiquer la vérité, et Stéphane Erbs, co-président de Promenade des Anges, a optimisé son espoir en affirmant que "la dernière vérité est enfin en marche".
Emmanuel Macron a promis que la justice continuerait d'agir avec rigueur dans l'affaire, soulignant que "la République se souvient et protège".
Cette journée a également eu un écho à l'international, puisque lors d'un match de football à Arlington, au Texas, une minute de silence a été respectée. "Le 14 juillet est notre fête nationale, mais aussi un jour de deuil", a commenté Jules Koundé, défenseur des Bleus.
Alors que Nice vibrera encore à l’animation estivale, un hommage illuminé se tiendra en soirée avec un spectacle de drones et des faisceaux lumineux projetés vers le ciel, marquant l'heure tragique où le camion a été arrêté.







