La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a récemment signalé qu'aucune option n'est à écarter pour parvenir à un budget qui bénéficie aux Français. Interrogée sur la possibilité d'utiliser l'article 49-3 de la Constitution, elle a affirmé que le gouvernement pourrait opter pour des méthodes alternatives si le vote venait à échouer.
« La méthode d'adoption du budget dépend du gouvernement, et il existe des solutions autres que le vote », a-t-elle exprimé lors d'un entretien sur RTL. Cela reflète l'urgence de la situation, surtout dans un contexte où un consensus politique semble difficile à atteindre. « Sans accord, il ne peut y avoir de budget », a-t-elle ajouté, soulignant l'importance de la discussion engagée avec des députés du bloc central et du Parti socialiste, qui a duré plus de quatre heures.
Des compromis pour un budget en janvier ?
Amélie de Montchalin a assuré qu'elle est prête à multiplier les réunions afin d'atteindre un compromis acceptable. « S'il le faut, je referai autant de réunions de quatre heures et demie que cela nécessitera », a-t-elle déclaré. Son objectif est de parvenir à une adoption du budget d'ici fin janvier, avec les travaux à l’Assemblée nationale destinés à une deuxième lecture qui commencent ce jeudi en commission des Finances.
Une fois ces travaux achevés, le gouvernement se trouve face à un choix crucial : Activer l'article 49-3 pour faire passer le budget sans vote. Pour que cette option puisse être envisagée, le compromis devra être suffisamment satisfaisant pour éviter que le Parti socialiste ne dépose une motion de censure et assurer l'unité du bloc central derrière l'exécutif.
D’après les analystes politiques, la situation est délicate. Julien Dray, ancien député, a déclaré récemment : « Le gouvernement doit naviguer habilement entre les exigences de ses alliés et les oppositions croissantes. L'usage du 49-3 pourrait être un risque calculé, mais reste une solution périlleuse. » La nécessité d'un budget solide demeure primordiale pour maintenir le cap économique de la France à l'approche de 2026.







