Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise, a affirmé vouloir faire de la lutte contre la concentration des médias une "priorité" s'il est élu à la présidentielle de 2027. Selon des sources proches de l'homme politique, il désire démanteler les grands groupes de presse, une intention confirmée le 20 mai à BFM TV.
"Le démantèlement des empires médiatiques" est au cœur de sa vision. Lors de son mandat présidentiel, Mélenchon s'attaquerait à la concentration de la presse, comme l'a rapporté France Info. Il prévoit de présenter un "projet de loi en procédure accélérée" dès son entrée en fonction.
Cette préoccupation n'est pas nouvelle pour Mélenchon, ayant déjà été présente dans ses programmes électoraux de 2012, 2017, et 2022. Toutefois, la situation actuelle, notamment due à la montée de l'influence de groupes comme celui dirigé par Vincent Bolloré, lui semble plus préoccupante que jamais. "La concentration des médias devient une question urgente pour le fonctionnement démocratique de notre pays", a noté une source de son entourage.
Le leader de LFI indique que cette concentration est devenue problématique, car elle est entre les mains de quelques milliardaires, menaçant ainsi le pluralisme et la liberté d'expression. "Ces empires médiatiques renforcent la méfiance du public envers les informations diffusées," a-t-il poursuivi.
Des visées sur les poids lourds du secteur
Cette loi pourrait également cibler des figures emblématiques comme Bernard Arnault, propriétaire de Les Échos et Le Parisien, ainsi que Xavier Niel, qui possède Le Monde, et Rodolphe Saadé, à la tête de La Provence. Clémence Guetté, députée LFI, a précisé que ces mesures s'appliqueraient à tous, renforçant ainsi l'idée d'un véritable démantèlement des grandes entreprises médiatiques.
Des règles en matière de "concentration horizontale" seront envisagées, empêchant ainsi à un même groupe de détenir plusieurs types de médias. Cela comprend la presse, la télévision, et même des filières culturelles comme le cinéma, pour veiller à ce qu'aucun acteur ne puisse contrôler à la fois les infrastructures et la production des contenus. Une telle situation pourrait conduire à des monopoles inacceptables, selon Mélenchon.
Enfin, ces intentions s'inscrivent dans une plus large critique de la manière dont les médias traditionnels traitent La France Insoumise. Lors de récents événements, Mélenchon a également donné de l'importance aux "nouveaux médias numériques" tout en utilisant les canaux traditionnels pour faire passer son message, y compris une récente apparition sur TF1 pour annoncer sa candidature.







