Dans son entretien, Braun-Pivet déclare : "Nous avons tous besoin de perspective et de stabilité à neuf mois d'une présidentielle. Il est crucial que le budget soit adopté rapidement, idéalement par le biais de l'article 49.3 de la Constitution, qui permet au gouvernement d'engager sa responsabilité pour faire passer le budget sans vote." Cette démarche serait selon elle, une solution pragmatique dans un milieu politique fracturé.
Elle insiste sur le besoin d'un budget raisonnable, indiquant : "Il doit être sobre et technique, garantissant une stabilité fiscale aux entreprises, essentielles pour la croissance." Cependant, elle reconnaît le défi d'une Assemblée nationale sans majorité claire, ce qui complique le processus législatif.
Rappelons que l'article 49.3 a été utilisé par le gouvernement l'année précédente, lorsque le Premier ministre Sébastien Lecornu a, après des discussions avec le Parti Socialiste, décidé de faire usage de cet outil législatif pour maintenir le budget et assurer la continuité du gouvernement.
L'absence de majorité a entraîné l'émergence de plusieurs scénarios pour l'adoption du budget, incluant la possibilité d'ordonnances budgétaires ou même d'une loi spéciale, qui prolongerait les recettes antérieures jusqu'à la présidentielle. Toutefois, le ministre des Comptes publics a averti que cette solution représenterait un "danger sérieux" pour la gestion financière du pays.
Le soutien de François Hollande
Alors que le débat sur le budget s'intensifie, l'ancien président François Hollande a exprimé son soutien à l'idée d'utiliser le 49.3 pour assurer une "stabilité minimale". Cette position a été soutenue par des experts en économie et politique, qui soulignent qu'une démarche rapide pourrait éviter un risque de paralysie législative dans les mois à venir.
« Dans un contexte si délicat, il est impératif de trouver des solutions rapides », conclut Braun-Pivet, en ouvrant la porte à une discussion plus large sur la conduite des travaux législatifs à l'approche d'éventuelles candidatures pour la prochaine élection présidentielle, laissant entendre qu’elle ne ferme pas la porte à une éventuelle candidature.
Cette dynamique pourrait bien influencer le paysage politique et économique français, à quelques mois d'un scrutin décisif.







