Le maire d'Augignac, Bernard Bazinet, a été suspendu pour un mois par arrêté ministériel publié ce 1er janvier. Cette sanction fait suite à des commentaires jugés antisémites qu'il a postés sur Facebook en réaction à la participation d'Israël à l'Eurovision. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a exprimé des réserves sur ses déclarations, affirmant : "Les propos tenus par le maire d'Augignac sont inacceptables".
Dans son message controversé, Bazinet a écrit : "La France est trop youpine pour boycotter", exacerbant des tensions déjà palpables dans le débat public. Cette sortie a amené le ministère à prendre des mesures disciplinaires, ayant envisagé des sanctions allant jusqu'à la révocation.
Réagissant à sa suspension, Bernard Bazinet a déclaré respecter la décision et a présenté ses excuses, déclarant que ses commentaires ne reflétaient pas ses valeurs humanistes et son attachement à la laïcité. "Je remercie également ceux qui m'ont soutenu, qui connaissent mes valeurs profondes", a-t-il ajouté.
Malgré la suspension, Bazinet a indiqué son intention de se présenter aux prochaines élections municipales. Selon le Code des collectivités territoriales, cette suspension ne peut excéder un mois, lui permettant ainsi de briguer un nouveau mandat.
Parallèlement, le maire fait face à une enquête pour injure publique raciste ouverte par le parquet de Périgueux, à la suite d'un signalement de la préfète, Marie Aubert. Le Parti socialiste, auquel il appartient, a annoncé son exclusion, marquant un tournant significatif dans sa carrière politique.
Ce type d'incident soulève des questions plus larges sur l’antisémitisme et la responsabilité des élus dans la société contemporaine. Les experts appellent à une réflexion sur les discours publics et leurs répercussions, soulignant l'importance d'une éducation continue contre la haine. La situation reste à suivre de près, alors que les citoyens attendent des leaders un exemple de respect et d'inclusivité.







