À l'entrée du bourg des Sorinières, la riveraine Annabel Chevrel exprime son exaspération devant les embouteillages incessants. À toute heure, c'est un véritable calvaire. Aux heures de pointe, traverser la ville relève de l'impossible !
De nombreux habitants ressentent la même frustration face à cette situation qui perdure depuis des décennies, constatant notamment que le trafic s'est intensifié malgré l'amélioration apportée par le périphérique, mis en service dans les années 1990.
Le problème réside principalement dans la route reliant l'A83 à la porte de Rezé, où véhicules légers et poids lourds, souvent non autorisés, s'engagent dans un raccourci impromptu, suivant malicieusement les indications des GPS. Ce phénomène rend les rues du Champ-Fleuri, de Georges-Clemenceau et de Nantes inadaptées au volume de trafic observé.
En réponse à cette situation alarmante, une pétition lancée récemment a d'ores et déjà recueilli plus de 460 signatures sur Change.org. Les signatures témoignent d'une volonté collective des habitants de faire entendre leur voix et d'agir pour leur sécurité. Nos rues ne sont pas une autoroute
, souligne Annabel Chevrel, soulignant l'urgence de la situation.
Selon des experts en urbanisme, la solution pourrait également passer par la mise en place de chemins alternatifs pour les poids lourds et l'amélioration du réseau de transports en commun, favorisant ainsi une diminution du trafic routier. La mairie, consciente de ces défis, n'a pas abandonné le projet d'un contournement, bien que les progrès soient encore lents. Les attentes des élus et des habitants se concentrent désormais sur des actions concrètes et rapides, afin de pacifier la circulation et d'améliorer la qualité de vie des Soriniérois.
Les voix se multiplient, en espérant qu’une prise de conscience collective mène à des solutions efficaces. En attendant, la situation demeure inchangée, alimentant la colère et l’anxiété des citoyens face à ce trafic « infernal ».







