Le militant écologiste marseillais Amine Kessaci, fervent défenseur de la lutte contre le narcotrafic, a annoncé son intention de fonder « l'association nationale des maires de France qui agissent contre le narcotrafic » après les élections municipales. Il souhaite mettre ce thème au cœur de la campagne électorale.
Lors d'un colloque intitulé « Face à la drogue », tenu à la Grande Mosquée de Paris, Kessaci a exprimé son inquiétude sur le manque d'attention portée au narcotrafic dans le discours politique. Âgé de seulement 22 ans, il est personnellement touché par ce fléau, ayant perdu deux frères assassinés, un drame qui le motive dans son engagement. Le Parisien rapporte qu'il affirme que « la lutte contre le narcotrafic doit être une priorité dans les programmes des candidats ».
Kessaci a également lancé une « tournée nationale » afin de rencontrer des candidats aux élections municipales, notamment le maire écologiste sortant de Lyon, Grégory Doucet. Il insiste sur l'importance d'offrir un soutien aux maires des petites communes, souvent isolés face à cette problématique croissante.
Un appel à l'action pour les petites communes
« Les maires de petites municipalités se sentent seuls et démunis face à l'arrivée de réseaux de narcotrafic. Il est crucial de leur apporter un soutien approprié », explique-t-il. Amine Kessaci, candidate malheureux lors des élections législatives de 2024, projette de renforcer cette question dans le débat public, non seulement pour les municipales mais également à l'approche de l'élection présidentielle.
Récemment, la mort tragique de Mehdi Kessaci, 20 ans, a choqué la communauté marseillaise. Son meurtre, qui pourrait être lié à la tentative de silence de son frère Amine, souligne la gravité de la situation à Marseille. En 2020, Brahim, son autre frère, a également été victime d'un acte de violence lié au narcotrafic. Ces tragédies ont conduit Kessaci à fonder l'association « Conscience », dédiée à l'assistance aux familles touchées par des homicides liés à la drogue.
« La douleur de perdre deux frères est insupportable et influence profondément mon engagement. Je me bats pour ma mère et pour la mémoire de mes frères afin de continuer cette lutte », confie Kessaci, déterminé à faire avancer le débat sur ce sujet crucial.







