La campagne électorale à Antibes se déroule sur un rythme pour le moins effréné. Avec moins d'un mois avant le premier tour, les électeurs de la seconde ville des Alpes-Maritimes sont invités à choisir entre quatre candidats, parmi lesquels le maire sortant, Jean Léonetti, et trois challengers au profil distinct. Chacun d'eux propose une vision particulière pour l’avenir de la municipalité.
Un candidat RN de 25 ans
Devant la mairie, Hugo Muriel, étudiant de 25 ans et tête de liste du Rassemblement national, affiche ses ambitions avec un regard déterminé. Sa priorité est la sécurité : il prône l’augmentation du nombre de caméras de vidéoprotection et aspire à faire d’Antibes « la ville la plus sûre des Alpes-Maritimes ».
Le logement au cœur des programmes à gauche
Du côté des candidats de gauche, Adrien Nouet de La France insoumise attire l’attention avec son plaidoyer pour le logement et la lutte contre la précarité. Il souligne l’importance d’un plafonnement des loyers et d'une politique efficace de cession de logements sociaux : « Nous ne sommes qu’à 15% de la loi SRU ». Michèle Muratore, soutenue par les communistes, Place Publique et le Parti socialiste, partage des préoccupations similaires. Également Elue depuis 2014, elle défend la gratuité des services publics pour les plus vulnérables, mais convient que sa campagne vise aussi à influencer le débat municipal. « Notre programme d'il y a dix ans est repris à 80% par le maire », insiste-t-elle.
Jean Léonetti, favori et candidat à sa succession
En face, Jean Léonetti se positionne comme le grand favori de cette échéance électorale. L’actuel maire n’hésite pas à réagir aux critiques de Michèle Muratore : « Elle a voté 98 % des délibérations que j’ai proposées, donc je ne sais pas si c’est moi qui ai copié son programme ou si c’est elle qui a voté le mien ». Mettant l’accent sur la modernisation et l’embellissement de la ville ainsi que sur la baisse de la fiscalité locale, il se félicite des 14 millions de prélèvements en moins réalisés par son administration par rapport à des municipalités similaires.
Dans son bureau, un petit talisman lui rappelle près de trente ans d’un parcours politique, commencé en 1995. S’il venait à être réélu, Jean Léonetti a déclaré que ce mandat serait le dernier. Il retrouve alors une ambiance compétitive atypique pour une ville qui, tout en ayant ses défis, demeure une destination prisée sur la Côte d'Azur.







