Ce jeudi a marqué l'ouverture du procès d'une assistante maternelle, accusée de maltraitance sur un enfant dans le cadre du tribunal correctionnel de Marseille. Au cœur de cette affaire, le petit Evan, âgé de seulement huit mois lors des faits, subit des violences psychologiques dont la nounou nie la responsabilité physique.
L’affaire révèlera des violences présumées sur l’enfant, constatées pour la première fois en octobre 2024. Les parents du nourrisson avaient remarqué des marques suspectes sur son corps, soulevant rapidement leurs inquiétudes concernant la sécurité de leur enfant, dévoile une source sur place.
Le 12 juin 2025, après une série d'observations troublantes, les parents découvrent des bleus et des marques de doigts sur leur fils. Les doutes se transforment en certitude lorsqu'ils réalisent qu'il y a eu des enregistrements audio inquiétants. Le premier d'entre eux, réalisé le 23 juin 2025, révèle un ton de violence verbale, les cris de l'enfant se mêlant à des phrases accablantes prononcées par la nounou : "Ferme ta gueule" et "Tu casses les couilles". Ces mots rappellent l'importance d'écouter et d'intervenir dans la protection des plus vulnérables.
Face à la gravité de la situation, les parents prennent la décision radicale de placer un micro dans l'espace de garde afin de documenter les abus présumés. Les enregistrements sont déchirants, le son des pleurs de l'enfant résonnant sans qu'aucune aide ne lui soit apportée. Les révélations sont accablantes, et les preuves s'accumulent contre l’assistante maternelle.
Défense et contradictions
Durant l’audience, la prévenue, actuellement aide-soignante en EHPAD, a nié les accusations de maltraitance physique. "Je n’ai jamais tapé un enfant", se défend-elle, affirmant que les pleurs incessants de bébé l’avaient poussée à des réactions impulsives. Ce témoignage est contesté avec fermeté par l’avocat de la famille, Maître Khendoudi, qui dépeint le quotidien d'Evan comme un véritable "calvaire", soulignant que la nounou lui a infligé "que de la haine".
Dans sa plaidoirie, il a ajouté que la famille réclame 24 000 euros pour les souffrances endurées, quant au procureur, il a demandé une peine de prison avec sursis ainsi qu'une interdiction d'exercer dans le milieu de la petite enfance.
L'impact émotionnel sur la famille
Doriane, la mère d’Evan, a exprimé sa douleur et sa colère au micro d’ICI Provence, affirmant que ce procès était la seule voie possible. "On ne peut pas discuter avec quelqu'un qui a été violent avec votre enfant. J'ai décidé de dénoncer cette situation", a-t-elle déclaré. Toutefois, elle réaffirme l’importance de se fier à son instinct pour agir face à une menace.
Elle conclut, la voix chargée d’émotion : “J'ai confié ce que j'ai de plus précieux au monde, mon enfant, et elle a trahi cette confiance.” Le jugement a été mis en délibéré, et le verdict sera rendu le 26 mars, une date qui pourrait marquer une avancée pour la justice face à des cas de maltraitance sur mineurs.







