Selon les révélations de "Complément d'enquête", Saïf al-Islam Kadhafi, fils de l'ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi, a été tué mardi dernier à Zenten, en Libye. Son avocat français, Marcel Ceccaldi, a confirmé les informations diffusées par des médias locaux, indiquant que quatre hommes armés ont envahi son domicile pour l'exécuter.
La tragédie est survenue dans l'après-midi, à 14 heures locales, où des sources libyennes affirment que les assaillants ont réussi à désactiver les caméras de sécurité, laissant Saïf al-Islam sans défense. Ce dernier était conscient des menaces qui pesaient sur lui. "C'est une nouvelle qui me touche particulièrement", a déclaré Ceccaldi à France Télévisions. "Il était une personne ouverte et avait un amour pour la culture française, avec de nombreuses qualités humaines".
Un parcours tumultueux : entre promesse et tragédie
Saïf al-Islam, âgé de 53 ans, avait autrefois été perçu comme le successeur idéal de son père. Branding le rôle d'un réformateur, il a vu cette image se briser brutalement au début de la révolte de 2011, où il avait drapés de menaces de violence. Alors que son nom restait associé à la recherche judiciaire de la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité, il avait été arrêté cette même année.
Durant son incarcération, il avait suscité l'attention des médias français lorsqu'il avait accusé Nicolas Sarkozy d'avoir bénéficié de financements libyens pour sa campagne présidentielle de 2007, dans une interview accordée à Euronews. Dans une déclaration écrite transmise à "Complément d’enquête" en septembre 2025, il avait encore affirmé que la condamnation de Sarkozy était "une victoire pour nous, pour la Libye et pour la justice".
Après avoir été condamné à mort en 2015 lors d'un procès aux contours controversés, il avait finalement bénéficié d'une amnistie. Jusqu'à son décès, son lieu de résidence était un mystère pour de nombreux Libyens. En 2021, il avait tenté de revenir sur la scène politique en déposant sa candidature pour les élections présidentielles libyennes, soutenue par les nostalgiques de l'ancien régime, bien que celles-ci n'aient finalement pas eu lieu.
Cette mort tragique, marquée par des circonstances dramatiques, rappelle l'instabilité persistante en Libye et laisse un vide dans un pays encore en quête d'identité politique après des années de conflit.







