Le député de La France insoumise (LFI) Raphaël Arnault, représentant la première circonscription du Vaucluse, se retrouve au cœur d’une tempête médiatique après l’enquête sur le décès de Quentin Deranque, militant nationaliste. Ce mercredi, il fait face à des critiques intenses, non seulement pour son lien avec son attaché parlementaire interpellé, mais également sur la direction de LFI elle-même. Franceinfo rapporte que Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, a fermement déclaré qu’il n’était "absolument pas question" d’exclure Arnault de son groupe parlementaire.
Les tensions se sont intensifiées lorsque le siège de LFI à Paris a été évacué suite à une menace à la bombe, coïncidant avec le tumulte public. Des voix s’élèvent, incluant l’appel à l’exclusion d’Arnault de la part de plusieurs personnalités politiques, à mesure que les ramifications de cette affaire continuent de se dessiner.
Arnault, un député contesté
Le coordinateur de LFI a également accusé le gouvernement de montrer un "mépris absolu de la séparation des pouvoirs". Alors même que Raphaël Arnault est cofondateur de la Jeune Garde, un groupe antifasciste dissous, Bompard insiste sur le fait qu’il n’est pas impliqué dans l’enquête sur la mort de Deranque.
"Il n'est absolument pas concerné par l'enquête en cours", a-t-il affirmé sur les réseaux sociaux.
Les conséquences pour LFI
Malgré cette défense, l’image de LFI continue de souffrir des événements récents. Son attaché parlementaire, Jacques-Élie Favrot, fait partie des interpellés dans l’enquête sur le meurtre de Deranque, survenu lors d’une conférence à Sciences Po Lyon. Arnault a indiqué qu'il avait initié le processus pour mettre fin au contrat de Favrot, mais les critiques persistent et augmentent.
Le député fait face à une pression croissante, notamment de la part de Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, qui appelle LFI à prendre des mesures disciplinaires envers Arnault, déclarant que le parti doit "faire le ménage dans ses rangs". Elle a appelé Mathilde Panot, présidente de LFI, à envisager une exclusion temporaire de son groupe pour signaler un rejet de la violence.
Réactions sur la scène politique
De nombreux responsables politiques, tant à droite qu'à gauche, ont exprimé leur indignation. François-Xavier Bellamy, vice-président des Républicains, et Jordan Bardella, président du Rassemblement national, ont tous deux demandé l’exclusion d’Arnault, tandis que des figures de gauche comme Raphaël Glucksmann et François Hollande ont soutenu cette position, soulignant l'inadmissibilité d'une alliance avec LFI à la suite des récents événements.
Cette situation illustre les défis internes auxquels LFI doit faire face à une époque où la violence politique est un sujet délicat et où chaque engagement compte. Pour certains, comme l’ancien président François Hollande, LFI doit rompre tout lien avec des groupes jugés extrêmes, renforçant ainsi cette idée de déconnexion nécessaire. Les propos d’Hollande, en réponse à Glucksmann, ont illustré une préoccupation croissante dans le paysage politique, rappelant à tous qu’aucun groupe ne peut ignorer les conséquences des actions de ses membres.







