Raphaël Glucksmann critique Jean-Luc Mélenchon après la mort de Quentin Deranque

La mort de Quentin Deranque relance la polémique sur les liens de LFI avec la violence.
Raphaël Glucksmann critique Jean-Luc Mélenchon après la mort de Quentin Deranque
Raphaël Glucksmann, eurodéputé français de Place Publique, juge que la position de Jean-Luc Mélenchon est « une continuité dans la dérive » (illustration). LP/Olivier Corsan

L'eurodéputé Raphaël Glucksmann, membre du parti Place Publique, s'est distingué ce jeudi en dénonçant la « fuite en avant » de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier, scrutiné pour ses liens avec des acteurs au comportement violent, fait l'objet de critiques notamment suite à l'interpellation de proches d'un député de la France Insoumise (LFI) dans le cadre de l'enquête sur la mort tragique du militant nationaliste Quentin Deranque.

Tout en s'exprimant sur Sud Radio, Glucksmann a déclaré : « Ce qui est frappant dans la position de Mélenchon, c'est sa totale adhésion à ces alliances avec des individus violents. C'est en effet une fuite en avant, une continuité d'une dérive inquiétante. »

Refus de toute alliance avec la France Insoumise

Quentin Deranque, âgé de 23 ans, a perdu la vie la semaine dernière après une agression brutale par un groupe d’individus encagoulés lors d'un événement lié à l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Il était présent pour assurer la protection de militantes d'un collectif identitaire.

Onze personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles trois connexions du député LFI Raphaël Arnault, incluant un ancien stagiaire et deux assistants parlementaires, Jacques-Elie Favrot et Robin C., souvent désigné sous le nom de Robin Michel au Palais Bourbon.

La France Insoumise, dirigée par Jean-Luc Mélenchon, se trouve sous un feu nourri de critiques émanant du gouvernement, de la droite et même de certaines figures de gauche. Malgré la pression, le parti reste inflexible dans son soutien à Arnault, contrairement à l'opinion de Glucksmann, qui a souligné que les députés devraient s'éloigner d'organisations renommées pour leur violence.

Glucksmann a affirmé son rejet total de toute perspective d'alliance électorale avec la France Insoumise, accusant son leader de « brutaliser le débat public ». Il a averti que toute ambiguïté de la part de la gauche vis-à-vis de LFI serait à la fois une faute morale et un désastre politique. « Sans une rupture claire et sans une remise en question de ceux qui attisent la violence, notre pays pourrait faire face à des jours très obscurs », a-t-il conclu.

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