Un nouveau visage émerge sur l'île : François-Joseph Fazi, membre de la majorité municipale d'Ajaccio et chef de cabinet de Laurent Marcangeli. À seulement 23 ans, il discute de son engagement politique précoce et aborde la controverse autour d'une augmentation significative de la taxe foncière.
Élu en mars sur la liste de Stéphane Sbraggia, Fazi se distingue en étant le benjamin du conseil municipal. Également chef de cabinet de Marcangeli, président du groupe Horizons à l'Assemblée nationale, il joue un rôle clé, notamment en vue de l'élection présidentielle qui a vu Edouard Philippe à l'affiche.
Un héritage familial ancré dans la politique
Petit-fils de Joseline Fazi, figure politique emblématique ayant été maire de Renno, François-Joseph a grandi dans un environnement marqué par l'engagement public. "Ma grand-mère m'a emmené aux réunions de l'Assemblée de Corse, ce qui m'a beaucoup inspiré", confie-t-il. Son parcours politique a été largement influencé par ses racines familiales et par Laurent Marcangeli, qui a façonné sa vision.
Une autonomie à construire patiemment
Ancien membre de l'Assemblea di a ghjuventù, Fazi se positionne résolument sur la droite, mais avec une approche visant l'autonomie. "Je crois vraiment à la capacité de changer les choses par le travail", déclare-t-il. Selon lui, avant de revendiquer un nouveau statut, il est impératif d’aborder des sujets clés favorisant l’autonomie de la Corse.
La polémique de l'augmentation de la taxe foncière
Les débuts de son mandat ont été marqués par la décision d'augmenter la taxe foncière de 19%, une mesure critiquée par l'opposition. "Je comprends leur mécontentement, leur rôle est de contester. Cependant, notre priorité est d'assurer la viabilité budgétaire. Nous devons redresser la barre rapidement pour garantir un service public de qualité, surtout avec l’augmentation démographique", explique Fazi. Il ajoute : "Nos services n’ont pas souligné cette nécessité durant la campagne, ce qui rend difficile la prévision d’une telle décision avant les échéances électorales." Une situation qui reste délicate pour la majorité, alors que la confiance du public est en jeu.







