Le mardi 14 avril, deux semaines après la fin de la trêve hivernale, la police a procédé à l'évacuation d'un camp de Roms situé rue Saint-Pierre, dans le 12e arrondissement de Marseille. Ce site, qui abritait près de 150 personnes, est le dernier d'une série de démantèlements ayant eu lieu dans la région.
Selon des sources locales, comme La Provence, les familles ont été prises en charge par des services sociaux suite à cette intervention des autorités. Les Roms, qui vivaient pendant près de deux ans dans des conditions précaires, notamment dans des hangars en mauvais état, ont été confrontés à une situation de grande précarité.
Plus tôt, environ sept mois auparavant, un autre camp a été évacué à Saint-Jean du Désert. Les évacuations se succèdent, témoignant d'une approche récurrente adoptée par la préfecture des Bouches-du-Rhône. Les responsables locaux soulignent la nécessité de ces interventions pour des raisons de santés publiques, mais les avis divergent.
Des experts en droits humains rapportent que ces évacuations, bien qu’elles soient justifiées par des considérations légales, laissent souvent les familles sans solutions durables. Un sociologue marseillais a déclaré : "Chaque démantèlement aggrave la vulnérabilité des personnes concernées et met en évidence un manque de solutions inclusives." Les défis restent nombreux pour ces populations, et leur besoin d’un logement sûr et stable demeure une priorité à adresser pour les autorités," conclut-il.







