Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré le 14 avril, que la défaite de Viktor Orbán en Hongrie représente une perte significative pour Vladimir Poutine, qu'il décrit comme ayant perdu "son cheval de Troie" au sein de l'Union européenne. Barrot appelle également à la fin des vétos hongrois sur l'aide à l'Ukraine.
Selon lui, "C'est non seulement un revers pour Orbán, mais aussi pour ses alliés au sein de l'internationale réactionnaire, dont Vladimir Poutine, qui voit son influence dans l'UE se réduire". Ces commentaires ont été relayés par la radio RFI, où il a souligné que la victoire de Peter Magyar, le nouveau Premier ministre hongrois, pourrait ouvrir la voie à un retour vers des valeurs démocratiques et un meilleur soutien à l'Ukraine.
Jean-Noël Barrot a précisé : "Nous attendons de Peter Magyar qu'il s'attelle à renouveler les mécanismes de l'État de droit que Viktor Orbán avait affaiblis, afin que la Hongrie retrouve sa place dans la communauté européenne." Cette prise de position fait écho à de nombreuses critiques concernant la position d'Orbán sur les aides à l'Ukraine, qui étaient 'des entraves' à la solidarité européenne, en particulier depuis le début de l'invasion russe en 2022.
D'après plusieurs analystes, la chute d'Orbán pourrait catalyser un changement de paysage politique en Europe, réduisant les aspirations de leaders populistes. "Le fait que la Hongrie se rapproche enfin des politiques européennes pourrait créer un effet domino favorable", explique une source diplomatique au sein de l'UE.
Plusieurs observateurs notent que les relations de Budapest avec des nations adversaires à l'UE, comme la Russie et la Chine, sont à reconsidérer. Le nouveau gouvernement devrait, selon les experts de la géopolitique, réorienter ses alliances pour éviter de nourrir le discours de la division au sein du bloc européen.
En somme, avec la prise de pouvoir de Péter Magyar, le climat politique en Hongrie pourrait affecter les dynamiques internes de l'UE et remettre en question les soutiens extérieurs à la politique de Poutine. La situation reste à surveiller de près au fur et à mesure que le nouveau gouvernement prend ses fonctions.







