À l'approche des élections municipales, l'association Paroles croisées autour de la mort (APCM) attire l'attention des élus ainsi que des candidats sur un besoin croissant : l'accès à des salles communales destinées à la célébration d'obsèques civiles. La présidente de l'association, Élise Belliard-Beaussier, souligne que parler de la mort ne la rend pas moins réelle
, mais que cela reste un tabou pour beaucoup.
Créer un environnement propice à la discussion de ce sujet délicat est exactement le but recherché par APCM. Depuis sa fédération en 2022, l'association compte déjà près de 150 membres qui participent à divers événements comme des cafés mortels et des projections de films. Nous offrons des espaces de partage respectueux, sans jugement,
affirment les membres de l'association, qui encouragent également des débats sur des questions sociétales actuelles.
Un des derniers projets : sensibiliser sur la nécessité d'avoir des salles communales à disposition pour des obsèques civiles, un sujet non seulement sensible mais aussi de plus en plus pertinent dans nos sociétés actuelles.
Dans de nombreuses villes, l'accès à de tels espaces est encore inadapté, ce qui soulève des préoccupations parmi les citoyens qui souhaitent célébrer la vie de leurs proches d'une manière qui reflète leurs valeurs personnelles. L’association appelle donc les candidats aux municipales à considérer cette demande comme une priorité pour renforcer l'égalité d'accès aux rites funéraires dans les communes.
Des experts en sociologie, tels que Dr. Martin Lemoine de l'Université de Lyon, mettent en avant l'importance de reconnaître la diversité des pratiques funéraires qui existent en France, indiquant que la mise à disposition de telles installations est un pas vers une société inclusive.







