Le 4 mars, le débat pour les municipales à Nice a pris un tour inattendu avec un affrontement entre Christian Estrosi et Éric Ciotti, deux candidats dominants qui n'ont pas hésité à échanger accusations et sarcasmes. Les candidates de gauche ont peiné à se faire entendre dans ce contexte tendu.
Les principaux prétendants à l'élection municipale de Nice se sont réunis pour un débat animé, organisé par France 3 Côte d'Azur. Christian Estrosi, représentant des Républicains-Horizons, et Éric Ciotti de l'UDR-Rassemblement National, ont pris le devant de la scène, monopolysant la discussion.
Au coude à coude dans les sondages à l’approche du premier tour, Estrosi et Ciotti ne cachent pas leur rivalité. Dès le début du débat, les tensions étaient palpables. "Vos mensonges, je les connais!" a lancé Christian Estrosi, ciblant son adversaire. Le ton est monté lorsque Ciotti a reconnu avoir été témoin d'une rencontre passée entre Estrosi et Jean-Marie Le Pen.
"Vous avez été Lepeniste aussi !" a rétorqué Ciotti, tandis qu'Estrosi s’est moqué de lui en disant : "Vous finirez peut-être chez Mélenchon!" Chacune de leurs interventions était ponctuée par des accusations : "menteur" et "voleur" ont fréquemment résonné lors de leurs échanges.
Dominance des candidats de droite : un débat déséquilibré
Dans ce duel, les candidates de gauche, Juliette Chesnel-Le Roux et Mireille Damiano, ont eu du mal à se faire entendre. Chesnel-Le Roux, candidate socialiste, a souhaité doubler le budget de rénovation des écoles et prévoit la création d'un théâtre à 41 millions d'euros. De son côté, Damiano propose une Maison des femmes, sans localisation précise actuellement.
Estrosi n'a pas commenté ces idées, tandis que Ciotti a présenté plusieurs projets ambitieux : un nouveau centre de congrès au port, un quartier d’affaires à la place du MIN, ainsi qu’un théâtre à la Gare du Sud. Concernant les questions fiscales, Ciotti a promis une baisse de la taxe foncière de 19 % d’ici 2026, tandis qu'Estrosi se dit favorable à une baisse immédiate, sous condition de subventions départementales. Damiano, elle, veut tripler la taxe de séjour pour les touristes, bien que cela soit compliqué par la législation actuelle.
Au milieu de cet affrontement, la voix de la gauche peine à s'imposer sur le terrain dominé par les rivalités de droite et d'extrême droite, soulignant une fracture persistante dans le paysage politique local. L'issue de ce débat pourrait bien influencer les résultats à venir pour les municipales de Nice.







