Ce mardi 10 mars, le tribunal administratif de Montpellier a donné raison à Rémi Gaillard, permettant à son document de campagne d'être distribué aux électeurs. Le juge a constitué que les couleurs utilisées sur le visuel ne posaient pas de risque de confusion avec les couleurs du drapeau tricolore français.
Le magistrat a infirmé la décision de la commission de propagande, qui avait initialement bloqué la mise sous pli et la distribution des documents de campagne. Gaillard, à la tête de la liste « Yes We Clown », a accueilli cette décision comme une victoire majeure devant son rival Michaël Delafosse (PS).
Une illégalité mise en lumière
Le juge a précisé que l'assemblage de couleurs bleu, beige et rouge sur la profession de foi ne pouvait en aucun cas provoquer de confusion avec l'emblème national. En refusant de garantir l'envoi des circulaires, la commission avait commis une grave illégalité, qui pouvait nuire à la sincérité des élections.
Lors de l'audience, la préfecture de l’Hérault a plaidé pour la continuité du refus, arguant d'un risque de confusion. Sa secrétaire générale, Véronique Martin Saint-Léon, a même averti que la distribution de 175 000 circulaires ajouterait un coût imprévu de 200 000 euros, rendant la réalisation de l'envoi particulièrement difficile.
Rémi Gaillard, ayant frôlé le second tour lors des élections de 2020, est crédité d’environ 10% d’intentions de vote, selon un sondage Ifop/Midi Libre mené récemment. Cette décision judiciaire vient galvaniser son élan et mettre en lumière une campagne pleine de promesses, sachant qu’il mise sur son expérience d'humoriste pour attirer de nouveaux électeurs.







