Lors des élections municipales de 2026, le maire de Marseille, Benoît Payan, parvient à obtenir une avance marquée sur son rival du Rassemblement national, Franck Allisio, au premier tour. Selon une carte interactive de BFM, Payan remporte dix arrondissements contre six pour Allisio.
Plus en détail, Benoît Payan est en tête dans les 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 14e, 15e et 16e arrondissements. Dans le 6e, il atteint son meilleur score avec 48,93 % des voix, tandis qu’Allisio n’obtient que 21,47 %. En revanche, Allisio est favorisé dans les 8e, 9e, 10e, 11e, 12e et 13 arrondissements, décrochant un impressionnant 49,45 % de voix dans le 11e arrondissement contre 26,78 % pour Payan.
En analysant les résultats par secteurs, qui regroupent chacune deux arrondissements, Payan reste dominant. Il enregistre des victoires dans cinq des huit secteurs, incluant les combinaisons suivantes : 15e et 16e, 2e et 3e, 4e et 5e, 1er et 7e, ainsi que 6e et 8e. De son côté, Allisio réussit à s'imposer dans trois secteurs traditionnellement tenus par la droite, incluant ceux des 13e et 14e, 11e et 12e, ainsi que 9e et 10e.
Les résultats globaux montrent que Benoît Payan a légèrement devancé Franck Allisio, réalisant 36,70 % des suffrages contre 35,02 % pour Allisio. Derrière eux, Martine Vassal, candidate de la droite, a récolté 12,41 % des voix, tandis que le député insoumis Sébastien Delogu a suivi de près avec 11,94 %, validant leur place pour le second tour.
Ces résultats retracent non seulement une dynamique politique complexe à Marseille, mais soulignent également les divergences croissantes entre les forces politiques. Avec une configuration aussi serrée, le second tour promet d'être un moment crucial pour les candidats et leurs partis. La politologue Claire Boulanger souligne que "ce premier tour reflète une fragmentation de l'électorat, révélant des lignes de fracture qui vont au-delà des simples clivages politiques". Les Marseillais devront donc se prononcer à nouveau pour déterminer l'avenir de leur ville.







