Suite à des propos controversés prononcés lors de la soirée électorale sur Franceinfo, le groupe public France Télévisions a présenté des excuses à Eric Ciotti, candidat UDR allié au RN pour les élections municipales à Nice. Lors de l'annonce de son intervention, la journaliste Nathalie Saint-Cricq a qualifié Ciotti de « Benito », une référence jugée offensante.
Selon un enregistrement relayé sur les réseaux sociaux, la qualification a suscité l'indignation. Franceinfo a rapidement réagi, déclarant sur son compte X : « Nous présentons nos excuses à @eciotti pour un propos inapproprié et déplacé prononcé par l'une de nos journalistes. » Une déclaration qui met en lumière la sensibilité des enjeux politiques en France.
Dans une intervention ultérieure à l'antenne, Nathalie Saint-Cricq a reconnu son erreur, affirmant : « J’ai tenu des propos inappropriés et déplacés, qui relèvent d’un manque de discernement. » Ces aveux ont été largement relayés, et les critiques n'ont pas tardé à fuser.
Ce dérapage survient dans un contexte électoral tendu, où Éric Ciotti se trouve en position favorable avec près de 43 % des voix, plaçant son ancien mentor, le maire sortant Christian Estrosi, à 30,92 %. Un retournement qui pourrait balayer les espoirs du camp du maire sortant, réélu avec près de 60 % des voix en 2020.
La gestion de cette polémique illustre la délicatesse du discours médiatique, surtout lorsqu'il s'agit d'événements aussi cruciaux que les élections municipales dans l'une des principales villes françaises. En effet, les experts en communication politique pointent la responsabilité croissante des médias dans la formation de l'opinion publique. Certains analystes, comme le professeur Michel Dubois, soulignent que « la langue des journalistes doit être vigilante, surtout durant des périodes électorales où chaque mot compte. »







