À Nice, la lutte pour la mairie prend une tournure inattendue, transformant la scène politique en un véritable champ de bataille entre différentes factions de la droite. Christian Estrosi, le maire sortant et candidat Horizons, fait face à des défis majeurs, notamment un Éric Ciotti, ancien président des LR, qui a réussi à se positionner en tête des sondages. Estrosi accuse un retard de 12 points, aggravé par l'émergence d'une liste de gauche menée par Juliette Chesnel-Le Roux, qui a réussi à capter près de 12 % des voix.
La situation a dégénéré avec des déclarations ambiguës de Bruno Retailleau, chef des Républicains, qui a remis en question son soutien à Estrosi, entraînant la stupeur au sein du parti. « On avait un accord national avec Horizons, mais cette campagne a été délétère », a-t-il déclaré sur BFMTV-RMC, laissant entendre une désolidarisation vis-à-vis d'Estrosi, malgré la présence de candidats LR sur sa liste.
Cette ambivalence a été accueillie avec indignation, notamment par Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, qui a dénoncé un soutien implicite à Ciotti. « En refusant de réaffirmer le soutien des Républicains, Bruno Retailleau apporte son soutien à Eric Ciotti », a-t-il insisté, évoquant les mots d'un ancien président du parti.
Gérard Larcher s'exprime
Face à cette situation confuse, Dominique Estrosi-Sassone, sénatrice LR, a rappelé que la commission nationale d'investiture avait désigné son frère, Christian Estrosi, comme chef de file pour les municipales à Nice, réaffirmant ainsi l'accord de soutien au maire. Gérard Larcher, président du Sénat, est également monté au créneau, déclarant qu'un accord politique doit être respecté et que la dégradation du climat politique nuirait à tous.
Bruno Retailleau a tenté de clarifier sa position en réitérant qu'il ne soutenait pas Ciotti, tout en sous-entendant que les électeurs niçois seront ceux qui trancheront finalement le débat. La pression s'intensifie sur Estrosi, dont une éventuelle défaite aurait des conséquences significatives pour Horizons, le parti d'Édouard Philippe, dont Retailleau est vice-président.







