Les élections municipales du 22 mars dernier ont offert un tableau contrasté pour le camp présidentiel. En s'emparant des mairies de Bordeaux et d'Annecy, Renaissance s'assure une présence sur le paysage municipal. De son côté, Horizons se retrouve dans une situation plus délicate avec la victoire d'Edouard Philippe au Havre, mais aussi une perte symbolique à Nice face à l'extrême droite.
Au soir des résultats, les macronistes peuvent respirer un peu. La victoire à Bordeaux par le député Renaissance Thomas Cazenave marque un tournant. Suite à l'abandon de Philippe Dessertine, Cazenave a réussi à remporter 50,8 % des voix, contre 49,2 % pour le maire écologiste sortant, Pierre Hurmic, selon une estimation d'Ipsos-BVA-Cesi pour France Télévisions.
Cette victoire est d'une importance capitale, car le parti présidentiel n’a jamais réussi à s’installer durablement au niveau local, ayant vécu une débâcle aux municipales de 2020. L’électorat semble cependant montrer des signes de changement. Claire Ménard, politologue à l’Université de Bordeaux, souligne que « ces résultats montrent une dynamique intéressante pour Renaissance, pouvant potentiellement revitaliser sa base. »
En revanche, la perte de Nice, une ville symbolique, fait ressortir des défis persistants pour le camp d'Horizons, soulevant des questions sur l'avenir de leur stratégie électorale.







