Invitée de l'émission Bienvenue en Île-de-France, Hélène Calas, consultante en natalité, souligne que le phénomène de dénatalité à Paris n'est pas récent. En effet, dès le XIXe siècle, la capitale se distinguait par une faible natalité, en grande partie à cause de son contexte culturel vibrant et de son dynamisme social.
« Paris est souvent perçue comme la Ville de l'amour, tout en n'étant pas un lieu idéal pour fonder une famille », observe Calas. Cette notion, bien que déconcertante, n'est pas nouvelle. L'historienne Sandra Brée l’a analysée dans son ouvrage Paris l’inféconde. La limitation des naissances en région parisienne au XIXe siècle publié par l’INED en 2016.
Calas précise que « Paris au XIXe siècle est une ville de spectacles et de capital culturel », une tendance qui perdure. À cette époque, de nombreux enfants étaient confiés à des nourrices en dehors de la ville en raison des conditions de vie précaires : insalubrité, insécurité et manque d'espace dans les logements faisaient préférer aux parents les plaisirs de la vie parisienne à la responsabilité d'élever des enfants.
Aujourd'hui, Hélène Calas, citée par Figaro TV, constate que ce n’est pas tant le fait que les couples aient cessé d'avoir des enfants, mais plutôt que cela est devenu une norme. Elle s'inquiète que cette infécondité soit désormais acceptée comme une réalité indiscutable : « il est tragique de voir cette situation intégrée comme un fait économique ou social. » Paris, pour beaucoup, n'est plus un lieu où l'on envisage de fonder une famille, et cette tendance mérite d'être interrogée.







