Un incident marquant dans le milieu du football amateur s'est produit récemment dans le Var, où trois joueurs ont été suspendus pour 18 ans en raison de violences à l'encontre d'un arbitre. Cette décision sans précédent ne manque pas de soulever des interrogations sur la mesure de la sanction.
La scène s'est déroulée lors d'un match de D4, niveau le plus bas pour les seniors dans la région, entre les équipes de Carcès et Camps-la-Source. Ce derby de la Provence verte a tourné au vinaigre, se soldant par une bagarre qui a éclaté sur le terrain. Selon les révélations du journal Var Matin et confirmé par ICI Provence, les trois joueurs ont été sanctionnés par la commission de discipline du District du Var, leur infligeant une suspension jugée disproportionnée par plusieurs observateurs.
Une sanction à controverse
Djamel Arrar, président de l’Étoile sportive campsoise, a clairement condamné les actes de violence, mais a également plaidé pour des sanctions plus éducatives. "L'Étoile sportive campsoise est contre la violence. Ce n'est pas parce que je défends en partie les joueurs que je cautionne ce qui s'est passé. Cependant, 18 ans de suspension pour des jeunes de 19 à 21 ans, c'est exorbitant," a-t-il déclaré avec émotion.
Le président met en avant l'absence de solutions alternatives, suggérant des mesures telles que l'obligation d'entraîner ou d'arbitrer pendant plusieurs années. "On aurait pu concevoir une sanction qui prenne en compte l'éducation plutôt que la simple punition," a-t-il ajouté. Cette approche, selon lui, aurait permis de mieux faire comprendre aux joueurs la gravité de leurs actes et les défis que rencontrent les arbitres sur le terrain.
Le club de Camps-la-Source a d'ores et déjà décidé de contester cette décision, et espère obtenir un réexamen de la situation. Cette affaire soulève de nombreuses questions sur la manière dont la violence dans le sport amateur est gérée par les instances dirigeantes.







