Donald Trump exprime son mécontentement face à ce qu'il considère comme un manque de coopération de la part de ses alliés, notamment la France. Dans un post sur le réseau social Truth Social, le président américain a déclaré que les États-Unis "s’en souviendront", accusant Paris d’entraver ses opérations au Moyen-Orient. L'Élysée a réagi en se déclarant surpris par ces critiques.
Lors de sa diatribe, Trump a mentionné que la France était "très peu coopérative" concernant l'élimination du général iranien Qassem Soleimani. Il a précisé que les opérations militaires des États-Unis étaient freins par Paris, qui ne permettrait pas le passage des avions américains dans son espace aérien, essentiel pour relier les États-Unis à l'Iran.
"Nous n'avons jamais changé de position depuis le premier jour", a répliqué l'Élysée, affirmant que la France n'avait jamais interdit de tels survols. De plus, Paris a mis à disposition la base militaire d'Istres pour le ravitaillement des avions américains, sous certaines conditions.
Emmanuel Macron a également souligné que la France ne participe pas à l'offensive militaire menée par les États-Unis et Israël. "C’est tout à fait vrai que nous n’avons pas été consultés", a-t-il déclaré, confirmant la position constante de Paris sur cette question.
Les répercussions internationales
Trump a exprimé son mécontentement envers la France mais aussi à l'égard des autres pays de l'OTAN concernant les tensions dans le détroit d’Ormuz, par où transite environ 20 % du pétrole mondial. Le président américain a statué que les pays alliés n’interviennent pas suffisamment pour sécuriser cette voie maritime vitale.
Dans un message sur Truth Social, il a déclaré que si la France ou d'autres nations souhaitaient obtenir leur pétrole, elles devraient "se débrouiller toutes seules". Cette déclaration soulève des interrogations quant à l'engagement des États-Unis envers leurs alliés.
Les États-Unis, devenus autosuffisants en termes de production énergétique, incitent les pays affectés par les tensions dans le détroit à chercher leurs ressources ailleurs, tout en critiquant leur manque de solidarité avec Washington.
Récemment, Trump a aussi évoqué la possibilité de quitter l'OTAN, qu'il qualifie de "tigre de papier", estimant que l'alliance militaire ne fournissait pas l'assistance nécessaire aux États-Unis, montrant ainsi un mécontentement croissant vis-à-vis des obligations internationales.







