L'essentiel
Alors qu’Erevan se prépare à renforcer ses liens avec Bruxelles lors d'un sommet marquant en mai, Vladimir Poutine a rappelé l'Arménie à l'ordre. Ce mercredi, le président russe a déclaré que l'adhésion arménienne à l'Union européenne était « tout simplement impossible » tant que le pays demeurait dans l'Union économique eurasiatique.
Le moment est stratégique pour Erevan : le Premier ministre arménien Nikol Pachinian se rendra bientôt à la première rencontre « UE-Arménie » début mai, en présence de hauts responsables européens comme le président du Conseil européen, Antonio Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Ce sommet pourrait être un signal fort du rapprochement d'Erevan avec l'Union européenne.
Cependant, le Kremlin voit d'un mauvais œil cette dynamique. Lors d'une rencontre avec Pachinian, Poutine a exprimé que, selon lui, « un pays ne peut être membre de deux unions douanières ». Il a déclaré : « L'adhésion à la fois à l'Union européenne et à l'Union économique eurasiatique est impossible. » Ces commentaires visent à souligner la complexité des relations entre l'Arménie et ses partenaires, tant à l'est qu'à l'ouest.
Des rapprochements avec l'UE
Avec une population d'environ 2,7 millions d’habitants, l’Arménie a intégré l’UEE en 2015, un groupe qui réunit actuellement cinq pays, dont la Biélorussie et le Kazakhstan. Cependant, depuis deux ans, une tension s'est installée entre Erevan et Moscou. L'Arménie reproche à la Russie son manque de soutien lors des conflits récurrents contre l'Azerbaïdjan, notamment entre 2020 et 2023, où des affrontements violents avaient eu lieu dans la région du Haut-Karabakh.
Ce contexte a poussé le Parlement arménien à voter une loi en faveur d’un rapprochement avec l’Union européenne l’année dernière. Poutine, quant à lui, a récemment plaidé pour que les partis politiques pro-russes puissent se présenter aux prochaines élections législatives en Arménie. « Nous souhaitons vivement que ces groupes puissent participer à ce processus politique intérieur », a-t-il précisé.







