À Marseille, la situation est devenue intenable pour les résidents de la résidence située avenue des Chutes Lavie. Depuis près de deux ans, l'eau du robinet reste froide après 18 heures, laissant ces familles dans une galère quotidienne. « Parfois elle est légèrement tiède, ce qui ne suffit pas pour ma femme pour se laver correctement », explique Réda, un des résidents. Face à ce désagrément, Denya, sa compagne, a dû improviser des solutions peu pratiques : « Je fais chauffer de l'eau dans ma bouilloire et l'utilise pour me doucher ». Ce quotidien est devenu insupportable pour ces familles.
« Se laver au gant de toilette, un défi pour les enfants »
Leurs difficultés sont partagées par de nombreux autres résidents de cet immeuble de 70 logements. Fred se souvient des efforts quotidiens : « On remplit casseroles et marmites pour tenter d'avoir de l'eau chaude. Pour les enfants, c'est un vrai problème ». Certaines familles s'aventurent même à quitter leur domicile pour se doucher chez des proches dans d'autres arrondissements de Marseille, ce qui complique encore plus leur vie.
Des installations inadaptées à la demande
Les problèmes persistent et les plaintes affluent, mais la source de ces désagréments semble être liée aux pompes à chaleur de l’immeuble. « Nous avons contacté la société de maintenance, mais il apparaît que la seule solution durable est un changement total du système », relate Denya. La colère monte alors que les résidents doivent continuer à payer pour un service qu'ils n'ont pas.
Des réparations en cours mais insuffisantes
Selon le bailleur, CDC Habitat, des mesures ont été prises pour traiter ce problème. « Dès que nous avons été alertés, nous avons entrepris des investigations pour identifier la source des pannes », affirment-ils, en ajoutant que diverses réparations ont déjà été effectuées. Cependant, l'impact de ces interventions semble limité, et plusieurs résidents se montrent sceptiques face à l’efficacité de ces solutions temporaires. « On a vraiment du mal à croire que des changements significatifs seront apportés », redoute Lucie.
Alors que les résidents expriment leur mécontentement et envisagent de partir, le temps presse pour que des solutions durables soient mises en place avant que la situation ne devienne encore plus intenable.







