La guerre en Iran a conduit à une augmentation drastique des prix du carburant, ajoutant une pression énorme sur les clubs de sport amateur. Dans un contexte où chaque centime compte, des équipes comme celles du Gardanne Rugby Club, comptant 240 licenciés, voient leur budget fondre à vue d'œil. Selon ICI Provence, ces coûts de transport deviennent si exorbitants que de nombreux clubs envisagent d'annuler leurs déplacements, un coup dur pour la petite communauté sportive des Bouches-du-Rhône.
Un samedi ensoleillé à Gardanne, les jeunes joueurs s'entraînent, mais des préoccupations émergent parmi les parents. Frédéric témoigne : "Le week-end dernier, les enfants ont joué à Cassis. Compte tenu du prix de l'essence et des péages, cela devient problématique."
Des choix difficiles pour les familles
Céline, une maman de joueur, évoque aussi le dilemme. "Nous priorisons les activités de nos enfants, mais nous allons devoir ajuster d'autres déplacements pour économiser sur les frais de transport." Plusieurs parents ont formé des groupes sur WhatsApp pour s'organiser efficacement et optimiser les trajets. "Le club propose également du covoiturage," précise-t-elle.
Le club utilise des minibus, mais leur usage est restreint aux déplacements essentiels. La réalité financière des clubs est rude : ils ne disposent pas des fonds nécessaires pour compenser la hausse des coûts.
Maïa Cioli, présidente du club, exprime son inquiétude : "Ce week-end, seules certaines équipes ont pu se déplacer. Les autres ont dû rester à la maison. À Menton, un retour à la frontière italienne coûterait plus de 800 euros pour un bus, hors de portée pour nous." Elle alerte sur le risque de devoir réduire les déplacements, soulignant que cela pourrait mener à la disparition de clubs essentiels pour la jeunesse locale.
La situation du Gardanne Rugby Club n'est pas unique. D'autres équipes de Provence, comme celles de La Roque d'Anthéron et Fayence, ont également annulé des compétitions en raison de ces nouvelles difficultés financières. Les baisses des subventions et le manque de sponsors aggravent cette crise, rendant l'équilibre financier des clubs amateur plus précaire que jamais.
Dans cette période délicate, le soutien du conseil départemental et des sponsors devient plus crucial que jamais pour préserver la vitalité du sport amateur dans la région. Ces clubs, souvent perçus comme les pierres angulaires de la communauté, méritent notre attention et notre soutien.







