Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, a clairement écarté l'appel à une candidature commune formulé par LFI (La France insoumise) pour la présidentielle de 2027. Selon lui, il existe une "rupture" fondamentale avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qu'il qualifie de "pire candidat de second tour".
Manuel Bompard, coordinateur de LFI, avait récemment proposé un accord aux écologistes et aux communistes, invitant à un échange sur le programme et les candidatures aux élections législatives et sénatoriales. Roussel, cependant, a répondu qu'il ne croyait pas en cette alliance, la qualifiant de "tambouille électorale".
« Nous nous sommes battus pour faire élire des candidats communs, mais ces mêmes députés insoumis étaient en campagne contre nos élus lors des élections municipales », a rappelé Roussel, évoquant un sentiment amer et une perte de confiance chez les électeurs de gauche. Il a également ajouté que ces revers électoraux étaient en partie dus à la stratégie de LFI lors des élections de 2020.
Des désaccords sur la stratégie électorale
Roussel a également exprimé son scepticisme sur la capacité de la gauche à présenter des solutions concrètes face aux défis, comme le choc pétrolier actuel. "La gauche doit réfléchir à des mesures claires et efficaces, et non à des tractations", a-t-il souligné.
Dans ce contexte tendu, les perspectives d'une candidature communiste à la présidentielle demeurent floues. Roussel a déclaré que cela dépendrait des discussions au sein du PCF lors du congrès prévu en juillet prochain. L'avenir politique de la gauche française semble plus incertain que jamais, alors que les tensions internes grandissent.







