Dans le cadre d'une affaire de trafic de stupéfiants notoire, Carpentras connaît une montée en puissance de la sécurité autour de son palais de justice. Jusqu'au 11 avril, les forces de l'ordre sont déployées en grand nombre pour garantir la sûreté du procès qui s'est ouvert ce mardi, impliquant 12 prévenus. Ces individus, dont 9 hommes et 3 femmes, sont jugés pour leurs liens présumés avec un important point de deal situé dans le quartier des Amandiers. Les événements qui les concernent remontent à 2022 et révèlent des relations personnelles entre les prévenus.
La salle d'audience n'est pas en reste avec la présence d'une dizaine de policiers, tandis que d'autres agents patrouillent à l'extérieur. Ce procès est d'autant plus surveillé qu'il inclut des figures notables du trafic de drogue, notamment deux frères dans la trentaine, dont l'un comparaît libre et l'autre est en détention. Ils sont décrits par plusieurs témoins comme les anciens responsables du point de deal des Amandiers, selon des informations rapportées par La Provence.
Des interactions entre prévenus
Au sein de la salle d'audience, une atmosphère quelque peu complice semble régner. Les prévenus échangent chuchotements et sourires, signifiant une certaine familiarité qui a attiré l'attention des observateurs. Malgré les accusations qui pèsent sur eux, la majorité des prévenus choisissent de nier les faits ou de garder le silence pendant les interrogatoires. Lorsqu'interrogés sur des locations d'Airbnb dans des villes comme Aubignan et Thor, tous soupçonnés d'avoir servi de cachettes pour le trafic de drogue, certains ont révélé qu'ils s'y rendaient simplement « pour passer du bon temps ». Le président du tribunal n'a pas hésité à interroger les incohérences, demandant : "Pourquoi louer un logement alors que vous avez tous un appartement ?" Les réponses, comme le montre l'un des prévenus, restent énigmatiques : "Je ne sais pas, c'est comme ça."
Le procès se poursuit ce mercredi, et l'attention de la ville ainsi que des médias reste fortement axée sur le développement des événements, une situation qui pourrait bien influer sur la perception du trafic de drogue dans cette région de France.







