Un radar spécialisé, le premier du genre en France, a été mis à l'épreuve lors d'une simulation de tremblement de terre à l'École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers d'Aix-en-Provence. À 40 000 euros, cet équipement innovant fait partie d'un investissement crucial pour les pompiers des Bouches-du-Rhône, qui bénéficient de six mois de formation pour son utilisation.
Le mardi 7 avril, 80 pompiers se sont mobilisés sur le site, travaillant sans relâche pendant 16 heures. Des équipes se relaient toutes les quatre heures dans le but de retrouver des victimes ensevelies sous des gravats. À cet effet, une petite valise orange, bourrée de technologie avancée, a été implantée contre un mur, permettant à deux opérateurs de détecter des présences jusqu'à 12 mètres de profondeur sous 35 m3 de débris.
Lors de l'opération, un clignement de paupière a été détecté grâce à l'équipement, menant à l'intervention du chien de secours, Finou, qui a su localiser la victime rapidement, mettant en avant l'efficacité combinée des hommes et des machines.
Finou n'est pas un novice. Il a déjà fait ses preuves dans des situations de haute tension, notamment lors des recherches liées à l'effondrement à Marseille ou encore lors de la disparition d'un enfant dans le département des Hautes-Alpes.
Une technologie indispensable pour la sécurité
Richard Maillié, président du SDIS 13, affirme que "ce radar extraordinaire" aurait été inestimable lors du drame de la rue d'Aubagne, où chaque minute compte. Le colonel Franck Briend, directeur adjoint des pompiers, partage ce sentiment : "C'est un outil qui optimise nos interventions, permettant de concentrer nos efforts là où la vie est en danger, surtout dans une région sujette aux tremblements de terre.”
Le service de sauvetage et déblaiement du 13 est certifié par l'ONU, avec 110 membres formés pour intervenir à l’échelle mondiale lors de catastrophes naturelles. Avec le changement climatique, ces interventions devraient se multiplier. Actuellement, 22 pompiers sont compétents pour utiliser ce radar, qui offre une capacité unique de percer le béton, mais ne fonctionne pas sous l'eau ou la neige.







