Le maire de Nice, Éric Ciotti, a récemment fait part de sa politique de "tolérance zéro" envers "ceux qui occupent illégalement l'espace public", un discours renforcer après l'expulsion d'un couple de sans-abris près d'une sortie de la voie Mathis. Cette décision a généré des inquiétudes parmi les organismes de bienfaisance qui oeuvrent au quotidien pour assister les plus démunis. Pour eux, la priorité est de garantir la pérennité des dispositifs de soutien existants.
Jean Stellittano, secrétaire général du Secours Populaire des Alpes-Maritimes, souligne : "Nous insistons pour que les accueils de jour, les maraudes et les hébergements d'urgence soient maintenus." Sa préoccupation est partagée par de nombreux acteurs sociaux en ville.
Un engagement renouvelé de la mairie
Valérie Sergi, adjointe dédiée au social, a assuré que les mesures en faveur des sans-abris ne seront pas remises en question durant ce mandat. "Monsieur le maire ne touchera rien à ce qui est en place," déclare-t-elle, ajoutant : "Nous poursuivrons nos efforts, et si nous pouvons augmenter les accueils de jour, nous le ferons."
Les chiffres sont préoccupants : environ 1.500 personnes vivent actuellement à la rue à Nice selon les données du Secours Populaire. Ceci inclut un nombre croissant de travailleurs précaires, un phénomène alarmant qui nécessite une attention particulière. Valérie Sergi a plaidé pour la création de nouveaux dispositifs adaptés, y compris des casiers et des douches accessibles. "Cela deviendra mon cheval de bataille," affirme-t-elle, s'engageant à lutter pour le bien-être des travailleurs pauvres.
Cette mobilisation des associations et de la mairie représente un enjeu crucial dans la lutte contre l'exclusion sociale à Nice, et l'évolution de cette situation sera suivie de près dans les semaines à venir.







