Ce samedi 25 avril, à Faches-Thumesnil, un collectif local a rassemblé environ 550 personnes selon la préfecture du Nord, pour une marche des fiertés très attendue. La participation a été remarquable, malgré l’annonce soudaine de l’annulation par le maire divers-droite, Brice Lauret, qui a pris ses nouvelles fonctions après avoir battu le maire sortant insoumis, Patrick Proisy.
Drapeaux arc-en-ciel, symboles de la diversité LGBTQIA+, flottant fièrement dans le cortège, tout comme ceux de La France insoumise et de la Ligue des droits de l’Homme, ont accompagné les manifestants. « On n’est pas le problème, votre politique si », pouvait-on lire sur certaines pancartes, illustrant le mécontentement face aux décisions municipales.
« On a voulu nous empêcher de manifester. Le prétexte logistique est complètement faux », a déclaré La Dita Rosa, une artiste drag de Roubaix.
Une annulation qui suscite la colère
Le maire a également enlevé le drapeau arc-en-ciel qui arborait le fronton de la mairie, provoquant une controverse au sein de la communauté. Les manifestants sont d’avis que l’annulation est une forme d’homophobie déguisée. « C’est une honte pour la liberté », a ajouté Marie, auxiliaire de petite enfance de 52 ans.
Réactions d’une mairie en défense
Face à la polémique, la mairie a défendu sa décision en expliquant qu’elle n’avait pas annulé l’événement de son propre chef. Selon un communiqué publié sur les réseaux sociaux, la marche devait être coorganisée avec Ronchin, qui a décidé de ne pas participer, faute de délais suffisants pour garantir sécurité et logistique. La municipalité a insisté sur le fait que sa décision était purement administrative et non politique.
Le collectif Lille Pride, organisateur de la marche, a réagi en indiquant que ces décisions aggravent un climat de violence à l'encontre des personnes LGBTQIA+, tant au niveau national qu'international. Ce conflit soulève des questions sur la place des communautés marginalisées dans les politiques publiques.
Le préfet du Nord a exprimé sa désapprobation face aux menaces et intimidations dirigées contre le maire suite à cet événement, soulignant l’importance du dialogue face aux tensions sociales.







