Le projet de carte scolaire dans le Vaucluse s'accompagne d'une vague d'inquiétude parmi les parents et enseignants. En effet, 43 classes sont appelées à fermer lors de la prochaine rentrée, comme l'atteste le syndicat Force Ouvrière. Ces suppressions suscitent des manifestations récurrentes de la part des familles et du personnel éducatif.
À l'école maternelle Scheppler à Avignon, Salma, une mère de famille, exprime ses craintes concernant l'apprentissage de son fils. Elle souligne : "Avec plus d'élèves par classe, le temps accordé à chaque enfant diminue, et cela pose problème, notamment pour ceux qui ont des difficultés avec la langue française." Dans les écoles, la situation semble d'autant plus préoccupante pour les élèves en situation de handicap. Fatima, mère d'un enfant autiste, témoigne : "Jusqu'à maintenant, les conditions étaient idéales pour l'apprentissage de mon fils. Avec la fermeture de classes, cela changera forcément."
Cette colère grandissante est amplifiée par le fait que l'établissement est classé REP, réseau d’éducation prioritaire. Une enseignante désireuse de conserver l’anonymat, touchée par une fermeture à Avignon, confie : "J'ai investi beaucoup de temps et d'énergie dans ma classe. Pourquoi ces fermetures sont-elles nécessaires ?"
Les mobilisations ne sont pas isolées ; en début d'année, des actions similaires ont eu lieu à Apt et Vaison-la-Romaine, où chaque ville subira deux fermetures de classes. Trois autres doivent également fermer à Carpentras et Morières-lès-Avignon. Les futures élèves et familles continuent d'inspirer des luttes pour défendre des conditions d'apprentissage de qualité. D'après des experts éducatifs, ces changements pourraient avoir des effets durables sur la qualité de l’éducation dans le département.







