L'essentiel
- L’épisode caniculaire actuelle soulève des interrogations sur la meilleure pratique sportive.
- Faut-il forcément se réfugier en salle pour se dépenser ?
- « Plus un individu est novice, plus il peut rencontrer des difficultés », souligne Grégory Mostacci, coach sportif à Aix-en-Provence.
À l'approche de l'été, la pratique sportive semble en hausse, mais la chaleur intense et les vagues de canicule ne facilitent pas les choses. Récemment, trois personnes ont perdu la vie lors d'activités sportives à Lyon, Paris et Marseille, tandis qu'une quinzaine de coureurs ont nécessité une hospitalisation après une compétition à Maisons-Alfort. Le décès d’une participante à un événement d'hydrox à Lyon a été lié à une hyperthermie, déclenchant des préoccupations sur la sécurité de l'activité physique durant cette période.
« Avec l’arrivée du soleil, la chaleur est vraiment écrasante », remarque Grégory Mostacci. Il met en garde : « La chaleur accélère le rythme cardiaque et augmente les risques d’insolation, sans parler du risque de déshydratation, qui se fait ressentir bien plus rapidement que d'habitude », indique-t-il dans un entretien accordé à 20 Minutes.
« Sans la clim, je n’aurais pas fait de séance »
Telles sont les remarques qui amènent Grégory à adapter ses séances. « Les ajustements dépendent du niveau de chaque participant. Mais une chose est claire : la chaleur impacte clairement la performance et la sécurité. Les novices sont d'ailleurs plus vulnérables », précise-t-il, notant qu’il a avancé ses séances extérieures à 7 heures du matin et reporté celles de l’après-midi après 19 heures.
Il recommande fortement les séances en salle climatisée. Des témoignages comme celui de Léa, qui s’entraîne à Marseille durant sa pause déjeuner, illustrent cette tendance. « Franchement, sans climatisation, je ne serais pas sortie », confie-t-elle, tout en observant que la fréquentation de la salle est plus faible qu'à l'accoutumée, remettant en question l'effet démoralisant de la chaleur.
Gregory Mostacci, prudent, a également investi dans un studio privé. « Il est crucial d'éviter les risques, surtout quand on voit des athlètes de haut niveau souffrir, comme ce fut le cas dimanche dernier à Roland Garros », rappelle-t-il, illustrant les dangers auxquels même les sportifs aguerris peuvent faire face en conditions extrêmes.







