Le lac des Salettes à Mormoiron n'est pas empoissonné par les truites en raison de la température de l'eau, qui a atteint 28 degrés suite aux fortes chaleurs du mois de mai. Les truites étant incapables de survivre au-delà de 24 degrés, leur absence dans le lac est donc logique.
Des espèces alternatives introduites
L’Association Agréée de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique (AAPPMA) de Carpentras a dû faire face à cette situation en introduisant d'autres espèces de poissons. Alain Llados, président de l'association, mentionne : "On a mis des poissons blancs, des carpes, des brochets. Les truites, si elles sont encore là, soit elles se cachent, soit elles sont mortes." Il souligne également l'importance de prendre des mesures pour garantir la survie des poissons dans les lacs et rivières : "Il y a une grosse baisse de la reproduction. Ça va être de plus en plus catastrophique. Si nous ne procédons pas à l'empoissonnement, il n'y aura plus de poissons."
Une nécessité d'action collective
Pour atténuer les effets du réchauffement climatique sur les milieux aquatiques, des solutions existent. Karine Viciana, scientifique et directrice de la Maison Régionale de l'Eau, déclare : "Tout le monde doit se sentir concerné. Il faut réduire nos prélèvements pour laisser un maximum d'eau dans nos milieux. Plus il y a d'eau, plus le débit sera important, permettant un meilleur brassage et oxygénation de l'eau, favorisant ainsi un cadre de vie viable pour les espèces aquatiques."
En prévision de la saison de pêche de l'année prochaine, prévue pour mars 2027, Llados envisage tout de même de réintroduire des truites dans le lac, si les conditions le permettent.







