Raphaëlle Primet, élue communiste à Paris, et le journaliste d'Al Jazeera, Hafedh Mribah, ont déposé plainte auprès du parquet de Nanterre suite à l'interception de leurs navires par Israël, en avril dernier. Selon Le Parisien, les plaignants dénoncent des conditions de détention arbitraires et des violences physiques.
Partis de Marseille en direction de Gaza, cette flottille internationale, composée d'une centaine de bateaux, avait été interceptée par l'armée israélienne, le 30 avril 2026. Cette opération, marquée par des arrestations et des détentions de militants, s'est achevée par le renvoi des personnes concernées dans leurs pays d'origine. Les plaintes visent des accusations d'enlèvement et de séquestration, comme l'a rapporté Le Parisien.
Raphaëlle Primet et Hafedh Mribah, présents à bord, ont déposé plainte contre X pour "arrestation, enlèvement, détention arbitraire" et "violences", selon les informations obtenues par Le Parisien ce vendredi 12 juin.
Violences et tortures en détention
Rentrés en France depuis le 2 mai, Primet et Mribah rapportent avoir été "menottés à l'aide de serre-câbles, transportés sous escorte armée et forcés à adopter des positions intimes destinées à les humilier". Me Vincent Brengarth, leur avocat, souligne que durant les trois jours de captivité, les militaires israéliens leur ont asséné "insultes, provocations et menaces". Les deux plaignants ont également fait état d'absence de soins médicaux, tout en rapportant des agressions subies par leurs camarades. Certains ont regagné le sol français avec "visages tuméfiés, fractures et autres blessures".
Ces témoignages renforcent les suspicions qui ont conduit la justice française à lancer une enquête pour tortures et crimes de guerre suite aux abus rapportés d'une précédente flottille partie en mai. D'après BFMTV, plusieurs participants aux précédentes missions avaient décrits des scènes de violences, de tortures et de violations graves des droits humains.







