Des médecins légistes vêtus de blouses et bonnets bleus arpentent une morgue improvisée sur les quais du port de La Guaira, épicentre de la catastrophe du double séisme crédité d'une magnitude de 7,2 et 7,5. Ce lieu tragique est devenu le dernier repos pour de nombreuses victimes, alors que le bilan provisoire dépasse les 1.700 morts et que les secouristes continuent de dégager les décombres, selon les rapports de différents médias, dont France24.
Les cercueils, pour beaucoup en bois, sont empilés parmi des corps dans des sacs jonchant le sol, témoignant de la crise humanitaire qui se déroule dans ce coin du Venezuela. Les blessés étaient initialement envoyés dans les hôpitaux locaux, mais rapidement, les morgues étaient saturées, et l’afflux constant de victimes ne fait qu’aggraver la situation.
« Ma sœur et ses enfants sont là... ainsi que ceux de mon frère, le seul survivant, » confie Wilker Molalla, en attendant d'identifier les dépouilles de sa famille. La communauté proche de La Guaira a subi un coup dur : parmi onze membres de sa famille, seuls Wilker et son frère ont survécu, car ils étaient au travail lors des tremblements de terre.
Les proches des victimes attendent longuement, espérant pouvoir apporter une dernière touche d'affection à leurs êtres chers. Beaucoup sont venus armés de bouquets de fleurs de couleur variée, un symbole de leur chagrin. Parallèlement, des critiques montent concernant la gestion des secours par les autorités locales, les familles étant souvent livrées à elles-mêmes pour effectuer des recherches.
Certains corps sont traités de manière contestée, comme le souligne un expert qui appelle à éviter la chaux, tandis que les équipes médicales luttent pour offrir les certificats de décès nécessaires dans un environnement chaotique. Un camion de traitement des déchets hospitaliers se présage au loin, illustrant l'urgence de la situation.
« J'ai cherché ma fille hier, mais je ne l'ai pas trouvée. Aujourd'hui, elle est là, je l'ai identifiée grâce à cette bague », raconte un Antony Marcano, dévasté. L'attente est d'autant plus difficile pour ceux qui cherchent parmi les disparus, avec des estimations atteignant 50.000 selon l'ONU.
Des entreprises de pompes funèbres privées proposent également leurs services sans frais, tentant de soulager un fardeau que le gouvernement ne semble pas en mesure de porter. Les aidants comme Darwin Silva, qui a perdu sa mère, expriment leur douleur à travers des histoires de résilience, rappelant les dangers des constructions précaires. « Elle a été retrouvée sous une poutre, » dit-il, le visage marqué par la tristesse.
Face à cette tragédie, le peuple vénézuélien fait preuve de patience et de foi amid chaos et souffrance, espérant des funérailles dignes pour ceux qu'ils ont perdus. « Priez pour que nous puissions honorer leurs souvenirs, » conclut M. Marcano, un message qui résonne comme un appel à la solidarité face à l’adversité.







