La résidence des Jardins d’Anaïs à Lormont, qui compte près de 80 logements, est au cœur d’un véritable parcours du combattant pour ses résidents. À peine construite en 2022-2023 par le promoteur Édouard-Denis, elle présente déjà d'importantes défaillances. Philippe Camara, un des premiers habitants, raconte : « Nous avons emménagé en novembre 2023, en pensant faire un bon investissement. » Pourtant, la réalité s’est révélée très différente. La porte d'entrée ne ferme pas, laissant entrer une bonne partie des passants, tandis qu'un problème d'ascenseur, en panne depuis quatre mois, complique la vie des occupants, notamment ceux à mobilité réduite.
Claudine, compagne de Philippe, souligne que cette situation a poussé certains résidents dans des situations inconfortables, comme une voisine qui a dû confier sa mère en fauteuil roulant à sa sœur. Sommes-nous en sécurité ici ? Ce questionnement tourne en boucle dans les esprits des habitants.
D'autres problèmes persistent, notamment des infiltrations d'eau, entraînant moisissures et électricité défaillante dans plusieurs appartements. Sarah, une résidente impactée, déclare : « Cela fait des mois que nous avons des fuites dans les menuiseries et plus d'électricité dans certaines pièces. Pour un loyer dépassant 1 000 euros, c'est inacceptable. » Les résidents, fatigués de faire face à cette situation, ont décidé de lancer une pétition, exigeant une réponse rapide.
Des experts ont été mandatés pour identifier l'origine des fuites, mais les réponses tardent à arriver. Tracy Nga-Kassa, une propriétaire, témoigne : « Il a fallu un an et demi pour que quelque chose bouge. C'est à partir du moment où nous avons eu recours à un avocat que des experts ont enfin commencé à intervenir, mais sans résultats probants. »
En attendant, le syndic Lamy, dont la responsabilité est de gérer la copropriété, reste silencieux malgré les sollicitations des habitants. Les résidents sont solidaires et continuent à faire entendre leur voix, déterminés à obtenir des solutions.
À Lormont, un climat de mécontentement s'installe chez les occupants des Jardins d’Anaïs. Cette situation n'est malheureusement pas unique et rappelle d’autres cas à travers le pays. Comme le souligne Sud Ouest, il est essentiel que les gestionnaires immobiliers prennent leurs responsabilités et assurent un logement décent à leurs clients.







