Le commissaire de police ayant ordonné une charge qui a gravement blessé une septuagénaire lors d'une manifestation des Gilets jaunes à Nice en 2019 a été condamné en appel, le 29 juin, à six mois de prison avec sursis. C'est exactement la même peine que lors du premier jugement.
Geneviève Legay, alors âgée de 73 ans, a été projetée au sol par les forces de l'ordre, entraînant de multiples fractures. Aujourd'hui encore, elle en ressent les conséquences. Lors des débats devant la cour d'appel du Rhône à Lyon, l'avocate générale a souligné que l'ordre de charger la foule, qui incluait des personnes âgées et des journalistes, était « pas nécessaire », « inapproprié » et « illégal ». Elle a requis une sanction de six mois de prison avec sursis.
« Une condamnation historique »
Rabah Souchi, actuel directeur adjoint de la police municipale de Nice, a également été reconnu coupable de « complicité de violences par personne dépositaire de l’autorité publique » et a reçu la même peine le 8 mars 2024 en première instance. En appel, il a exprimé sa « compassion » pour Geneviève Legay, mais a insisté sur le fait qu’il ne souhaitait pas assumer « la responsabilité du geste » des agents qui l'ont brusquement mise au sol. La cour d'appel a de plus confirmé la dispense d’inscription de sa condamnation au casier judiciaire, ce qui lui permettrait de maintenir son poste.
Face à cette décision, l’ONG Attac a réagi sur les réseaux sociaux en déclarant : « Victoire dans l’affaire Geneviève Legay : la Cour d’appel de Lyon confirme la sanction contre le commissaire Souchi, condamné à six mois de prison avec sursis, comme en première instance. Il s’agit d’une condamnation historique ».







