"La construction des États généraux de la bioéthique, qui commence le 21 janvier, est essentielle pour notre démocratie française," déclare sur franceinfo le professeur Jean-François Delfraissy, président du Comité consultatif national d’éthique. Ces états généraux, qui s’étaleront sur six mois, visent à éclairer les enjeux de la future loi bioéthique, avec une proposition attendue après les élections présidentielle de 2027 pour réviser la loi de 2021.
"Il est crucial que les décisions ne soient pas que des directives venant d’en haut, mais qu’elles soient partagées, reflétant ainsi la vision des différents territoires. La question de la santé dans les Outre-mer sera également prise en compte," insiste Delfraissy. D’ici peu, entre 300 et 400 débats vont se tenir dans tout le pays, offrant aux citoyens la possibilité de discuter avec des experts de ces questions complexes.
La science, moteur de progrès ?
"Ce temps des États généraux est une occasion d'écouter les citoyens sur des enjeux difficiles. En leur exposant les questions, nous avons constaté que les Français appréhendent bien les défis à relever. Nous devons également écouter les experts et les différentes écoles de pensée, afin de formuler une proposition qui servira de guide pour la future loi bioéthique," précise le professeur.
Delfraissy souligne que "la jeunesse se pose des questions. Elle croit en la science, mais se demande si celle-ci est véritablement une source de progrès." Il appelle à davantage d'investissements en recherche fondamentale et translationnelle en médecine, affirmant que "l'innovation médicale doit être soutenue dans un pays comme la France."
? Lois bioéthiques ➡️ "L’autre question est de savoir si la recherche est toujours source de progrès [...] Il est logique que l’on se pose ce type de questions : où allons-nous ? Qu’est-ce que nous voulons à partir de l’innovation en médecine ?" - Jean-François Delfraissy pic.twitter.com/oBUSyu64Gc
— franceinfo (@franceinfo) 21 janvier 2026







