À l’approche des élections municipales prévues les 15 et 22 mars 2026, les candidates et candidats d’Avignon se divisent autour de la question cruciale des rythmes scolaires. Certains plaident pour la semaine de quatre jours et demi actuellement en vigueur, tandis que d’autres souhaitent revenir au modèle de quatre jours.
Le paysage politique s'affine à mesure que les élections approchent. Parmi les sujets qui préoccupent particulièrement les parents, le rythme scolaire des enfants figure en tête de liste. La municipalité sortante a choisi de maintenir la semaine de quatre jours et demi, mais depuis 2018, les communes ont la possibilité de revenir à quatre jours. Quelles sont les opinions des candidats sur cette question ? Les avis divergent fortement.
Un retour à la semaine de quatre jours
Pour Anne-Sophie Rigault, la candidate du Rassemblement national, il est impératif de revenir à la semaine de quatre jours. Elle estime que le rythme actuel nuit à l'épanouissement des enfants, mentionnant qu'Avignon est l'une des dernières villes du Vaucluse à avoir conservé ce modèle de quatre jours et demi. Si elle est élue, elle se dit prête à suspendre cette réforme dès la rentrée de septembre.
Stéphan Fiori, candidat sans étiquette, partage un avis similaire. Selon lui, la semaine de quatre jours permet aux enfants de mieux se concentrer tout en réduisant leur fatigue. Il souligne que cette approche faciliterait également la gestion des équipes éducatives et améliorerait la qualité des temps périscolaires.
Rester à quatre jours et demi
À l'opposé, Paul-Roger Gontard, représentant du centre-gauche, plaide pour le maintien de la semaine de quatre jours et demi. Il s'appuie sur des études, comme celles de la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant, qui soutiennent que ce modèle serait plus bénéfique pour la santé des élèves, les aidant à éviter des perturbeurs dans leurs cycles de sommeil.
Les indécis
Mathilde Louvain, candidate de la France insoumise, n’a pas encore pris de position définitive. Elle a déclaré qu’en cas d’élection, elle organiserait une concertation citoyenne afin de discuter et d'évaluer les besoins et les rythmes adaptés aux enfants, impliquant parents et enseignants dans la délibération.
En revanche, David Fournier (socialiste) et Olivier Galzi (divers droite) restent vagues sur la question. Ils promettent de ne donner leur avis qu'une fois leur programme officiel publié.







