Gardiens de prison : vers une armée de bombes incapacitantes face à la violence croissante

La sécurité des gardiens de prison en France repart à la hausse avec des bombes incapacitantes.
Gardiens de prison : vers une armée de bombes incapacitantes face à la violence croissante
En France, il existe 186 établissements pénitentiaires. DDM - MARC SALVET

Dans un contexte alarmant de violence en milieu carcéral, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a annoncé, le dimanche 18 janvier, que les agents pénitentiaires seront désormais équipés de bombes incapacitantes.

Gérald Darmanin a communiqué sa décision à travers le réseau social X, précisant que la réorganisation est en cours pour que tous les personnels de surveillance puissent bénéficier de ces équipements. "La Direction de l'administration pénitentiaire travaille, à ma demande, sur le déploiement de cette dotation prison par prison", a-t-il affirmé.

Cette initiative fait suite à une série d'agressions récentes. Par exemple, à Salon-de-Provence, un élève surveillant a été blessé à l'arme artisanale durant la distribution du repas du soir, néanmoins son état ne bride pas ses chances de récupération.

Une réponse à des besoins anciens

La mesure de Darmanin, saluée par les syndicats, répond à des attentes qui ont perduré. "Cette demande n'est pas nouvelle et est connue de l'administration pénitentiaire", a déclaré Nicolas François, délégué régional du syndicat SPS-CEA. "Bien que le premier contact soit souvent inévitable, ces outils permettent d'agir avant qu'une situation dégénère".

Les bombes incapacitantes, qui se comparent aux sprays lacrymogènes, ne sont pas conçues comme des armes, mais comme des outils de défense. "Ça ne signifie pas que nous sommes en guerre, mais que ce sont des moyens d'éviter un affrontement physique", a ajouté François.

Des remèdes pour le personnel mais des défis en effet

Nicolas François rappelle cependant que la violence criminelle ne pourrait s'éteindre uniquement avec l'utilisation de ces dispositifs, tant que les problématiques de santé mentale en détention ne seront pas abordées avec sérieux. "Nous savons que près de 20 % des détenus présentent des troubles psychiatriques, mais sont tout de même jugés responsables de leurs actes", s'interroge-t-il.

Avec la fermeture progressive de structures de santé mentale, les prisons deviennent irrémédiablement des refuges par défaut pour ces individus. Une analyse de l'Observatoire international des prisons souligne que ce transfert continue d’aggraver la situation non seulement pour les détenus, mais aussi pour les gardiens.

En somme, cette annonce illustre la nécessité d'une approche multifacette, où la sécurité des gardiens ne peut être dissociée du traitement des problèmes de santé mentale en prison, comme l’a récemment rapporté une étude de la Drees.

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