Des manifestations passionnées se déroulent ce samedi 31 janvier dans de nombreuses villes françaises, à l'initiative du syndicat Alliance-Police nationale, qui dénonce un manque flagrant de ressources pour assurer la sécurité des citoyens.
A Paris, les organisateurs évaluent la participation entre 15 000 et 20 000 personnes, dont plusieurs figures politiques notables issues de l’extrême droite, comme Sarah Knafo et Thierry Mariani, ainsi que l’eurodéputée Marion Maréchal. Les manifestants, arborant des slogans tels que « Citoyens avec la police, stop à l’insécurité » et « tous les policiers sont des héros », ont défilé de la place de la Bastille jusqu’à la place de la Nation.
« Situation très grave »
Le secrétaire général de l’Alliance, Fabien Vanhemelryck, a exprimé à l’AFP : « Il est essentiel de prendre conscience de la gravité de la situation : la police nationale ne peut plus exercer son métier dans des conditions adéquates ». Son appel trouve un écho auprès des membres de la police, qui se sentent de plus en plus dépassés.
Gaëlle James, secrétaire générale du syndicat Synergie officiers, a également partagé son inquiétude, soulignant un « manque patent de moyens et d’effectifs face à une délinquance de plus en plus violente » lors de son intervention auprès de l’AFP.
Les manifestations auxquelles participent des représentants politiques de droite, notamment à Nice, témoignent d'un soutien varié, impliquant des élus comme le maire Christian Estrosi et le député Eric Ciotti. Alors que le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a été invité à se joindre aux rassemblements, il a décliné, invoquant un devoir de neutralité.
Face à ces événements, les responsables syndicaux espèrent susciter une « mobilisation citoyenne » significative, reflétant les craintes croissantes des membres des forces de l'ordre quant à leur sécurité.







