Les marins, mobilisés à Bastia et Ajaccio, expriment une volonté de « lutter contre le dumping social » et de défendre le pavillon français en Méditerranée. Les navires visés étaient censés partir mercredi soir pour Toulon. Selon Antoine Sisco, porte-parole des marins, leur action est davantage symbolique, visant à « retarder le départ » des bateaux plutôt qu'à l’empêcher complètement.
Il déplore une concurrence jugée « déloyale » de Corsica Ferries, qui opère sous pavillon international italien et propose des conditions de travail moins favorables que celles imposées par Corsica Linea. Sisco précise : « On n'est pas contre la concurrence, mais nous devons être placés dans des conditions équitables pour nous battre. »
Situations différentes à Bastia et Ajaccio
À Bastia, les passagers du navire Mega Victoria ont été autorisés à débarquer et à embarquer pour leur traversée. Cependant, à Ajaccio, l’embarquement du Mega Express III a été suspendu, selon des sources de la capitainerie du port.
Les marins attendent des avancées lors d’une réunion qui se tiendra jeudi matin en préfecture à Marseille.
Un mouvement plus large en Méditerranée
Ce blocage s'inscrit dans un mouvement social plus large. En effet, la CGT marins avait précédemment bloqué le navire de croisière MSC Orchestra à Marseille pour des raisons similaires. Un préavis de grève de 48 heures avait été déposé pour « sécuriser les emplois » chez Corsica Linea et La Méridionales, une initiative qui a été reconduite après une assemblée générale à bord du car-ferry Danielle Casanova.
Parmi leurs revendications figurent l'interdiction des autorisations d'escale accordées à Corsica Ferries sous pavillon italien et l'engagement de l'État à garantir le financement des services publics maritimes jusqu'en 2030. Dans ce contexte, l'Office des Transports de la Corse se propose comme médiateur pour résoudre cette crise qui pourrait menacer davantage le trafic maritime entre la Corse et le continent français.







