À Cagnes-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, Alexandre, un collégien de 12 ans atteint de troubles du spectre autistique, a récemment fait l'objet d'une exclusion scolaire après un incident survenu lors d'un cours d'éducation physique et sportive. Sa mère, visiblement affectée par cette décision, fait valoir que son fils ne mérite pas cette sanction et dénonce ce qu'elle considère comme un échec du système éducatif en matière d'inclusion.
Alexandre, qui avait commencé sa sixième avec des résultats encourageants et un comportement respectueux, a vu sa situation se détériorer lorsque son accompagnant habituel était absent. Le 19 mars, incapable de suivre les consignes et en proie à une montée d'angoisse, il a refusé de participer. Cette situation a déclenché une crise, entraînant des gestes qu'un membre du personnel a interprétés comme une agression. Selon Nice-Matin, le rectorat a qualifié ses actes de "violence répétée".
Un malaise au sein de l'éducation inclusive
La famille conteste fermement cette interprétation, affirmant qu'Alexandre agissait par panique, sans intention de blesser. En réaction aux événements, une réunion disciplinaire a conduit à une exclusion qui a laissé sa mère sous le choc. "On ne nous a pas entendus. Tout a été fait pour l'éloigner", a-t-elle exprimé, soulignant un "refus d’inclusion" qui devient récurrent dans des cas similaires selon des associations de soutien aux personnes autistes.
Soutenue par Autisme France, sa mère réclame non seulement une révision de la situation de son fils, mais aussi un examen des protocoles d'accompagnement en milieu scolaire. "Nous espérons qu'une solution d'inclusion sera trouvée pour lui", a-t-elle ajouté, tandis que le rectorat de l'académie s'engage à travailler sur des mesures adaptées pour assurer la sécurité de tous les élèves.







