Les pétromonarchies du Golfe craignent d’être en première ligne des représailles iraniennes en réaction à une éventuelle attaque américaine. Des missiles ont déjà été signalés à Bahreïn, au Qatar, au Koweït, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite.
“Des explosions ont été entendues à Bahreïn,” rapporte un correspondant de Al-Arabiya. Selon une confirmation de l’agence de presse locale, des attaques balistiques ont eu lieu, samedi 28 février, sur la base de la cinquième flotte américaine proximate à Manama, une des plus grandes bases des États-Unis dans la région. Ces frappes font suite aux bombardements menés par Israël et les États-Unis contre l’Iran le même jour.
Le spécialiste de la région, Alaa Al-Shehabi, a relayé sur son compte X plusieurs vidéos montrant des panaches de fumée, et des haut-parleurs invitaient la population à rejoindre des abris. Sur son compte X, Al-Shehabi souligne l’ampleur de la situation, alors que la population ressent une grande inquiétude.
Au Qatar, le ministère de la Défense a annoncé que des missiles iraniens avaient été abattus par les systèmes de défense anti-aérienne Patriot au-dessus du territoire. La chaîne locale Al-Jazeera a rapporté que le ministère de l’Intérieur avait initialement tenté de rassurer la population sur la sécurité de la situation, tout en appelant à la vigilance. On se souvient qu’en juin dernier, le Qatar avait déjà été ciblé lors d'attaques balistiques sans pertes humaines.
Selon le quotidien libanais L’Orient-le-Jour, citant Fars News Agency, l’Iran a également visé des bases aériennes au Koweït et aux Émirats, faisant au moins une victime.
Al-Jazeera a précisé que des explosions avaient également été entendues près de Riyad, en Arabie saoudite. Pour se protéger, l’Arabie Saoudite a affirmé qu’elle n’autorisera pas l’utilisation de son territoire pour des attaques contre l’Iran. Pourtant, Reuters a signalé une augmentation récente de l’activité militaire américaine sur la base aérienne du Prince Sultan.







