À Vannes, dans le Morbihan, une question cruciale émerge : peut-on continuer de construire rapidement sans risquer des désagréments futurs pour les habitants ? Le quartier Nord-Gare, autrefois symbole de modernité, prend un tournant inattendu alors que des résidents, tels que Morgane Ropert et Steven Pichot, expriment leurs préoccupations face à des fissures et des moisissures persistantes dans leur résidence Zen’it, bâtie par Giboire il y a huit ans.
Depuis 2022, ce jeune couple de locataires a constaté que la situation se détériore chaque hiver, malgré les interventions d'experts. « Nous avons déjà alerté les autorités, mais les solutions tardent à venir », déclare Steven. La problématique s'intensifie alors même que les élections municipales approchent, mettant en lumière les enjeux urbains face à un développement rapide de l'habitat.
Selon une enquête menée par Ouest-France, de nombreux résidents partagent des plaintes similaires concernant la qualité des constructions dans la ville. Les architectes et urbanistes interrogés s'inquiètent également des conséquences d'une construction à vitesse record. "On privilégie souvent le nombre au détriment de la qualité. Cela peut mener à des catastrophes à long terme," souligne un expert du secteur.
Face à cette crise immobilière, les élus locaux sont appelés à réagir rapidement pour garantir un habitat digne à tous les Vannetais. La responsabilité repose désormais sur leurs épaules alors que le débat public devient de plus en plus pressant. L'avenir de la ville de Vannes pourrait bien dépendre de leurs décisions.







